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Photo de Pierre-Paul Feyte
Photo de Pierre-Paul Feyte

En novembre  dernier, au cours d’une visite au Conservatoire Végétal de Montesquiou,  je me suis inscrite au Rucher Ecole de Lacépède. En fevrier un courrier est arrivé m’annonçant que le premier cour aurait lieu le samedi suivant. J’y suis allée pour voir … et j’y suis restée. Tous les 15 jours, le samedi après midi, je me rends (avec mes collègues, comme dirait Robert) au rucher école. Après quelques cours théoriques, le soleil du printemps réchauffant nos coeur, nous avons pris pied concrètement au millieu des ruches. Des milliers d’abeilles d’un coup : 30 000 que multiplient une douzaine de ruches, c’était un potentiel de 360 000 agresseurs, un choc quand même !

Nos potentiels agresseurs sont des apis mellifera. Quelques faux-bourdons impassibles, une reine et son royaume de servantes affairées, incroyablement dévouées, incroyablement rigoureuses : une société forte de son nombre et de la responsabilité assumée de chacun de ses membres . Une organisation digne de celle d’un porte avion ou d’une chaine de montage automobile qui ne débraye jamais.

Quand on commence à s’intéresser aux abeilles, on est vite piqué. Je ne suis pas la seule : on est tous piqués des bourdonnements, des senteurs apicoles et des cours de Robert et de ses collègues. Que du bonheur !

A Gascogna Terra, on a donc décidé de militer pour les abeilles par une intervention dans le cadre de la Semaine de la Citoyenneté, journée environnement, à Condom. Le Rucher Ecole nous a prêté une ruchette vitrée qui a fait la joie des enfants. Ils ont pu constater que l’abeille ne ressemble pas vraiment à Maya, que le bourdon velu bien sympatique qui butine tranquille n’est pas de sa famille,  qu’apis mellifera ne visite pas seulement des fleurs mais aussi les chiures de pucerons et que, de ce fait, le miel n’est pas toujours jaune… d’ailleurs, au goûter, le miel noir de miellat (chiure de pucerons) fut le plus apprécié.

Rucher Ecole de Lacepede (47) ICI

Le boss compte les abeillesLa reine au point blancGrattage

Une réponse à “Apiculture, happy culture…”

  1. Michel Bourgeois dit :

    « on est tous piqués des bourdonnements, des senteurs apicoles et des cours de Robert et de ses collègues. Que du bonheur ! »

    Bien d’accord avec toi Sophie, et bravo pour ton article … et pourquoi pas un blog du rucher école ;-)

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