


Maintenant que l’on sait qu’il est de mauvais goût d’acheter les yeux fermés des trucs suremballés en portions individuelles, réfléchissons un moment : pourquoi abandonnerions-nous ces denrées si pratiques ? Hé bien, la première réponse qui me vient à l’esprit c’est que ce n’est pas bon ! en plus, je peux ouvrir les barquettes les unes derrière les autres, elles ont toutes le même goût, uniforme, plat, flat…
Topinambour, rutabagga, chayottes etc… la guerre de 40 les a rendus détestables à nos parents. Mais, cette diversité nous pouvons nous la redécouvrir sans inquiétude. Car si nos parents ont souffert de manger 4 années durant la même chose (quand ils mangeaient), nous avons souffert des décennies entières de la tyrannie de l’agro-business, pour plein de raisons (bonnes et mauvaises). On était bien content : on nous mâchait le travail, on nous le mettait dans la bouche, comme on faisait autrefois aux petits vieux édentés assis dans la cheminée. Et d’ailleurs, on va en profiter encore un peu, mais pas tout le temps. Moi, tout ce que je souhaite, c’est qu’on laisse une petite place à la diversité, qu’on ouvre un peu nos caddys à des choses plus goûteuses, simples, fraîches, de saison, produites et transformées par nos voisins, ceux qui travaillent près de chez nous et qui ne demandent qu’à vendre sans intermédiaires ni conservateurs.
La diversité dans nos assiettes garantit la biodiversité dans nos campagnes.Vivent les marchés de producteurs !
A commander chez votre libraire : Le guide des marchés de plein vent.
Bonne nouvelle : le bouquin est en rupture de stock !



