Le Figaro titre : »Les assiettes de nos enfants pleines de résidus chimiques«
Je vous invite à lire ici cet article fort édifiant !
Mais quelle réflexion en tirer ?
Le magazine L’Expansion relatait, il y a peu, que prés de 60 % de notre consommation bio en fruits et légumes était importée alors que nos producteurs bio ne sont pas surs d’écouler leur marchandise (hormis les AMAP qui peinent à répondre à la demande ) !
« C’est aberrant ! Même en pleine saison, nos agriculteurs ne sont pas sûrs de vendre leur production », s’agace Henri de Pazzis, le président de ProNatura, premier grossiste bio français. (source L’Expansion)
Où est le problème ?
Il faut savoir qu’environ 45 % du marché bio est détenu par les grandes surfaces qui recherchent des produits à prix bas (et souvent hors saison) dans des pays où les normes bio sont moins restrictives du fait du manque d’harmonisation des règles de suivi.
Le règlement européen laisse aussi des marges d’interprétation, qui permettent à certains Etats d’en respecter la lettre, mais pas toujours l’esprit. L’Espagne, encore elle, est réputée pour avoir in-venté les fruits et légumes bio « industriels », cultivés sous tunnel et dopés aux engrais organiques. Elie Dunand, consultant en agronomie, l’a constaté : « On y voit des cultures irriguées en goutte-à-goutte, avec des fertilisants fabriqués à partir de tourbe ou des déchets de l’industrie betteravière. » Bien loin du compost plébiscité par les pionniers du bio… En Hollande, on n’hésite pas, en plus, à chauffer les serres pour obtenir des fraises et des tomates toute l’année. Un non-sens pour beaucoup d’acteurs de la filière, dont Alain Carini, patron de Naturalia : « Dès novembre, nous ne vendons plus de tomates, et nous pensons étendre cette politique au poivron et à la courgette. » Cette décision repose aussi sur un souci de qualité : l’expérience prouve que les fruits et légumes « dopés » perdent une partie de leurs propriétés nutritionnelles. « Les pêchers bio cultivés avec des quantités de fertilisant plus importantes produisent des fruits plus gros, mais moins riches en polyphénols », raconte Stéphane Bellon, responsable de l’agriculture biologique à l’Inra. (source L’Expansion)
Qu’en est-il aussi de ces légumes bourrés de pesticides mis sur le marché sous l’appellation bio ??
Quelle ressource avons nous ?
La sagesse, si nous voulons préserver notre santé et contribuer au développement de notre agriculture bio, coule de source : ACHETONS A PROXIMITE autant que faire se peut !!! De plus, incitons les responsables de cantines à faire de même !!



